Au Kenya, la Banque centrale prend une décision qui peut coûter 152 millions $ de revenus à Safaricom

  • Posted on: 6 July 2020
  • Updated on: 6 July 2020
  • By: radmin

En réponse à la covid-19, la Banque centrale du Kenya a étendu de 6 mois la suspension des frais sur les transactions d’argent via le mobile. Cela représente une perte prévisionnelle de 152,1 millions $ pour Safaricom. Le leader de ce segment d’activité dit pouvoir tenir en cette période difficile.

La Banque centrale du Kenya a décidé de prolonger de 6 mois supplémentaires, sa directive imposant que les transactions d'argent via le mobile ne soient pas facturées aux utilisateurs de ce service. L'institution d'émission monétaire explique sa décision par le contexte de crise sanitaire qui impose de réduire au maximum les contacts directs et indirects entre les personnes.

Cette décision pèsera sur les revenus de la plateforme de transaction d'argent par mobile de Safaricom, M-Pesa, qui domine le secteur avec près de 99% des opérations dans le domaine. L'entreprise a fait savoir que la mise en œuvre de cette mesure qui a débuté depuis le mois de mars lui coûte 1,8 milliard de shillings par mois, soit 16,9 millions de dollars. Sur la période de 9 mois que durera cette situation, on peut anticiper une perte globale de 16,2 milliards de shillings (152,1 millions $). C'est aussi près de 20% des revenus de M-Pesa pour l'année 2019 qui seront ainsi perdus.

Les dirigeants de Safaricom se montrent compréhensifs. « Lorsque le Kenya se remettra sur la bonne voie, notre entreprise devrait suivre la même tendance. Nous sommes bien placés pour résister à cette tempête, mais d'un autre côté, notre activité est liée à la façon dont le pays s'en sortira », a fait savoir Peter Ndegwa (photo), son directeur général entré en fonction le 1er avril 2020.

Les choses sont plus difficiles pour les banques commerciales qui ont du mal à laisser passer la moindre source de revenus. En cette période, les revenus d'intérêt sont sous pression, et les marges d'exploitation réduites du fait des restructurations de crédit qu'elles ont dû effectuer (environ 3,4 milliards $). Certaines banques ont accepté de supprimer les frais de retrait de cash via le mobile. D'autres par contre disent attendre des accords de leur conseil d'administration.

Source: Agence Ecofin

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